Une Niverolle alpine Montifringilla nivalis à Couzon-auMont-d’Or ! Premier stationnement documenté et seconde donnée locale d’une espèce rarement notée à basse altitude / An Alpine Snowfinch (Montifringilla nivalis) in Couzon-au-Mont-d’Or! This is the first documented sighting and the second local record of a species rarely observed at low elevations.

Citation recommandée / Recommended citation : LE COMTE L. (2026). Une Niverolle alpine Montifringilla nivalis à Couzon-au Mont-d’Or ! Premier stationnement documenté et seconde donnée locale d’une espèce rarement notée à basse altitude. L’Effraie, revue de la LPO Rhône, Lyon. 71 : 21-26.

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Photo n°1 : Niverolle alpine, White-winged Snowfinch Montifringilla nivalis, Les carrières, Couzon-au-Mont-d’Or, Métropole de Lyon, France, 18 décembre 2025. Photographie de l’auteur.

Introduction
Le 13 décembre 2025, au lieu-dit « Les carrières », à Couzon-au-Mont-d’Or, une Niverolle alpine Montifringilla nivalis est notée par Marie DONGER dans la base faune-france.org. Présente jusqu’au moins le 22 janvier 2026, elle fera le bonheur de bien des ornithologues locaux, pour lesquels son observation signera tantôt une coche départementale inespérée, tantôt une coche nationale. La situation altitudinale du lieu de stationnement (+/- 267m), en même temps que certaines de ses caractéristiques physiques, donnent à cette observation un caractère remarquable qu’il nous semble intéressant de développer. Durant le début d’hiver 2025/26, d’autres données seront rapportées en France, hors zones de reproduction ou de stationnements hivernaux d’altitude, signant parfois des premières départementales. Nous les rapportons ici, tant elles caractérisent un phénomène remarquable.

Présentation de l’espèce
A. Répartition
La Niverolle alpine, parfois appelée Pinson des neiges, est un oiseau de la famille des Passéridés. Le nom vernaculaire français de niverolle signe son lien à la neige : racine latine nix, nivis, la neige, nivalis «nival» ou nivarius, «de la neige» (https://fr.wikipedia.org/wiki/Niverolle_alpine). Elle est de fait inféodée au milieu montagnard de la région paléarctique (CRAMP & PERRINS 1994, STRINELLA et al. 2007), plus précisément à l’étage alpin. De catégorie faunistique paléo-montagnarde (VOOUS 1960), elle a une répartition mondiale fortement discontinue qui va de la Cordillère cantabrique et des Pyrénées occidentales à l’ouest, jusqu’à la Chine à l’est, en passant par les Alpes, le Caucase, les montagnes d’Asie centrale et l’Himalaya (GRANGÉ 2008). Sept sous-espèces sont actuellement retenues (GILL et al. 2023). En France, elle est essentiellement nicheuse dans les Alpes (de 1670 à 3370 m d’altitude), de manière bien moindre dans les Pyrénées et le fut de façon anecdotique il y a encore peu en Corse (DUQUET 2023) où la dernière reproduction prouvée date du 8 août 2007 (Vivario, code atlas 12 – Bernard RECORBET). Depuis rien, sinon une forte suspicion de reproduction, le 22 juin 2017 (Pointe des Éboulis / Lozzi, code atlas 14 – Bernard RECORBET).

B. Description
C’est un passereau imposant (L 16,5-19 cm – envergure autour de 35 cm), élancé et à longues ailes. Les deux sexes sont globalement bruns sur le dessus, avec une tête grise et un bec noir en été, ivoirin en hiver. En vol, les ailes blanches contrastent avec l’extrémité noire des régimes, ainsi qu’avec la queue à la blancheur frappante et aux rectrices centrales noires. Le dimorphisme sexuel est ténu : le mâle a une calotte ainsi qu’une nuque gris bleuté, un cou gris cendré ; le centre de la gorge est noir. La femelle présente une calotte ainsi qu’une nuque gris brun et un cou gris (HUME et al. 2023). Enfin, les juvéniles ont une apparence proche de celle des femelles, mais avec une face plus brune, un œil brun et une queue à teinte ocre blanc.

Les mouvements migratoires internuptiaux de la Niverolle alpine… une phénologie toujours mieux appréhendée
A. Rappel de la prise de conscience de la réalité migratoire de l’espèce

Longtemps la Niverolle alpine a été considérée sédentaire, uniquement sujette à des déplacements altitudinaux, jamais éloignés des zones froides d’altitude. Il faudra attendre les années 1960 (DUQUET op. cit.) pour que des déplacements saisonniers soient constatés, puis étudiés (DEBRU 1960, BESSON
1969, CHEYLAN 1973). En 2003, paraît un travail de synthèse des connaissances (OLIOSO et al. 2003) qui entérine la réalité d’une vraie migration partielle, concernant la population des Alpes et que l’auteur résume ainsi : « Une partie … quitte ainsi le massif en hiver, mais un pourcentage qui reste à définir … demeure sur place et en altitude », cela même lorsque les conditions météorologiques sont extrêmes (RENAUDIER 2003). « La stratégie migratoire est latitudinale (les oiseaux descendent vers le sud), mais elle est peu altitudinale (les oiseaux restent dans des milieux montagnards (Mont Aigoual, Mont Mézenc, Mont Ventoux ou encore la Montagne Noire) et ne vont pas en plaine, sauf au passage). Les conditions exactes de ces migrations sont encore mal connues, de même que l’éventuel brassage génétique qui pourrait résulter de la présence d’oiseaux alpins dans les massifs du sud de l’Europe ».

B. Mais aussi des stationnements hivernaux atypiques
Georges OLIOSO (op. cit.) rapporte quelques données hivernales de plaine, essentiellement à partir de novembre, dont nous retenons les exemples suivants : deux en Camargue le 19 novembre 2020 (Y. KAYSER). Une le 3 janvier 1985 à Dijon, Côte-d’Or (D. MICHELAT). Une le 11 janvier 1997 à la Ferté Bernard, Sarthe (J.F. BLANC). Nous verrons plus loin que l’hiver 2025/26 sera en la matière très riche. On retiendra que ces types de stationnement sont le plus souvent le fait d’individus isolés.

C. La Niverolle alpine, une espèce à compter au nombre de celles que le réchauffement climatique fragilise !
Comme cela est notablement étudié en Suisse (Station Ornithologique Suisse – Projet Dynamique des populations de Niverolle alpine – NIFFENEGGER et al. 2025), la Niverolle alpine, « oiseau patrimonial rare d’altitude », est un exemple type de la façon dont le réchauffement climatique induit une perte nette de ressources alimentaires pour des espèces reliques d’altitude. Ainsi, au cours des 35 dernières années, la période de la fonte de neiges a été avancée de 26 jours en moyenne. Or, la niverolle nourrit essentiellement ses jeunes de proies calant une partie de leur cycle de vie dans un espace limité, uniquement présent en marge immédiate des sols enneigés. Une nivalis sur six vit en Suisse (VOGELWART 2023) ; ses effectifs sont en recul de près de 15% depuis les années 1990 (CHEYLAN 1973).

Discussion
A. Le front de taille de Couzon-au-Mont-d’Or : un site de stationnement occasionnel au profil particulier

Photo n°2 : site du front de taille de Couzon-au-Mont-d’Or. Photographie de l’auteur.

Certaines spécificités du site (latitude : 45.852778, longitude : 4.826907) méritent que l’on s’y attarde ! Comme cela est visible depuis le portail de cette propriété privée clôturée, cet ancien front de taille comporte deux niveaux distincts : nous sommes en effet en présence d’un calcaire marneux blanc du Bajocien (vers -169 Ma), localement appelé «ciret», surmontant un calcaire bioclastique ocre (localement appelé «pierre dorée») datant de l’Aalénien (vers -172 Ma). C’est ce calcaire ocre aalénien qui a été intensément exploité jusqu’à la fin du XIXè siècle, date de l’abandon des carrières. Aujourd’hui, le site a essentiellement un usage de dépôt temporaire de déchets végétaux. Il est connu et suivi par la LPO-Rhône comme site de reproduction du Grand-duc d’Europe Bubo bubo et d’hivernage du Tichodrome échelette Tichodroma muraria (LE COMTE & TISSIER 2025).

Proche de la base, se trouve une placette herbeuse de peu d’étendue, peu visible depuis la voie publique et sur laquelle la niverolle a été observée se nourrissant de graines.
Cette placette herbeuse au pied d’une falaise n’est pas sans lien structurel, bien entendu toute proportion et réalité climatique gardées (comme signalé plus haut, nous sommes à +/- 267 m d’altitude à la base du front de taille), avec son milieu montagnard d’origine. De même, on peut s’interroger sur le caractère attractif, sinon sécurisant, de la présence de Tichodromes échelettes, oiseaux appartenant également à la guilde aviaire de haute altitude.

Pour autant, nous sommes bien conscients de la limite de l’exercice de recherche de similitudes, ne serait-ce qu’avec l’exemple d’une donnée à Gonfreville-l’Orcher (Seine-Maritime, cf. infra), dans un milieu sans rapport aucun avec un profil de falaises (elles existent bien dans le secteur, mais à grande distance du lieu de cette observation), à savoir celui d’une zone humide artificialisée, avec flux incessant de transport de conteneurs en provenance ou se rendant à Port 2000.

B. Comportement rapporté dans les bases de données
Son comportement en journée se caractérise par des phases de recherche de graines au sol et de stationnement à peu de hauteur sur la falaise, avec alternance d’entretien du plumage et de périodes de repos. Rien ne sera rapporté relevant du constat d’un oiseau affaibli ou présentant un handicap particulier. Un chant sera, lui, signalé. Enfin, s’il a été souvent constaté que cet oiseau était peu farouche, dans un cas, l’auteur de ces lignes notera que le bruit produit par un camion de passage provoquera son envol et son déplacement loin à l’est du site, alors que les tirs parfois nourris émanant d’un club de tir tout proche ne sembleront pas le perturber particulièrement.

C. Une première… seulement en apparence !
À la date de découverte de l’oiseau (le 13 décembre 2025), une personne désireuse de situer cette donnée dans le département, et n’ayant pas accès aux données cachées de la base de données, n’aurait pas eu de mal à se convaincre d’être en présence d’une « première »». En effet, aucune autre mention ne semble alors exister pour le Rhône.

Or, Hubert et Nicolas POTTIAU, le 19 avril 2023, au secteur dit La Vorla, commune de Miribel, réalisent une observation, certes furtive, mais difficilement imputable à une autre espèce, en limite des départements du Rhône et de l’Ain. C’est un site où les données furent historiquement versées dans le département du Rhône, car relevant de l’entité « zone humide du Grand Parc de Miribel Jonage »», localisée principalement dans le Rhône, plus précisément dans la Métropole de Lyon. Mais, depuis peu, une réattribution des pointages ayant été décidée, cette donnée de niverolle est versée dans le département de l’Ain…
Mais surtout, H. POTTIAU précise : « Selon le NIOF (Nouvel Inventaire des Oiseaux de France – DUBOIS et al. 2008), cinq oiseaux ont été notés au-dessus de Lyon le 23 octobre 2003. Vincent PALOMARES me remonte des données d’oiseaux en migration à Pierre-Aiguille (Drôme) jusqu’à mi-avril. On retrouve ces éléments dans le NIOF également ».

D. Des stationnements à basse altitude et hors périmètre des zones de reproduction, remarquablement nombreux en France en ce début d’hiver 2025/26.


Enfin, en France (à la date de rédaction de cet article), pour les seuls premiers jours de janvier 2026,
sont rapportés trois autres stationnements remarquables de cette espèce :

  • Un à Vergisson (Saône-et-Loire), altitude +/- 415 mètres (sur un site comparable structurellement à celui du front de taille de Couzon-au-Mont-d’Or), le 1er janvier 2026 par Jean-Marc FROLET, offrant une première mention départementale de l’espèce et une quatrième pour la Bourgogne.
  • Un à Gonfreville-l’Orcher (en rive droite de l’estuaire de la Seine), altitude +/- 2 mètres, le 10 janvier 2026 par Évelyne ALLEAUME.
  • Enfin, un à La Roque-Gageac (Dordogne), altitude +/- 95 mètres, le 13 janvier 2026, par Jérôme
    BEYAERT.
    Comme toujours, face à ce type de phénomène, on hésitera entre le résultat d’une pression d’observation toujours plus importante par des observateurs toujours mieux formés et la conséquence d’un phénomène particulier….

NDLR : l’article de Marc DUQUET, paru récemment en 2023, fait un point quasi exhaustif du statut de l’espèce en tant que migratrice, en particulier sur les mentions hors sites de reproduction. Il est aujourd’hui avéré que, comme dit plus haut (OLIOSO op. cit.), même si la majorité des oiseaux sont sédentaires, certaines niverolles effectuent des migrations, non seulement altitudinales avec des mouvements vers les piémonts, mais aussi latitudinales, du nord-est vers le sud en début d’hiver, et en sens inverse au printemps. Mais aussi que bien de ces données se rapportent à des stationnements hivernaux dans de nombreux secteurs ressemblant plus ou moins aux sites de montagne, comme des sommets du Massif central et quelques sommets provençaux.

Conclusion
Pour le département du Rhône et la Métropole de Lyon, l’année 2025 aura été riche en observations d’espèces aviaires rares ou peu communes. On citera l’Hypolaïs ictérine Hippolais icterina (LE COMTE 2025), le Fuligule à bec cerclé Aythya collaris (POUGET 2026) ou encore le Pygargue à queue blanche Haliaeetus albicilla (observation du 28 février à Lyon 7è, S. CHANEL, et étonnante mention anonyme en bord de Saône le 13 septembre 2025).
Cette donnée de Niverolle alpine, remarquable en plaine, est la seconde pour la Métropole de Lyon. Son long stationnement (41 jours) au site des Carrières de Couzon-au-Mont-d’Or surprend, d’autant plus que des milieux à profils autrement plus montagneux sont si proches géographiquement (Monts du Lyonnais) et que rien dans son comportement et s

Remerciements
Sont remerciés tous les contributeurs au réseau Visionature, remarquablement ceux cités dans ce texte et plus spécialement Marie DONGER. Sont également remerciés les auteurs des différents articles auxquels je peux puiser les connaissances, à la base de l’élaboration de chacun des articles que je propose aux lecteurs de la revue l’Effraie. Un remerciement tout particulier à ces derniers.

Photo n°3 : Niverolle alpine Montifringilla nivalis, les carrières, Couzon-au-Mont-d’Or, Métropole de Lyon, France, 18 décembre 2025. Photographie de l’auteur.

Bibliographie

  • BESSON J. (1982). Niverolles et autres oiseaux au Mont Ventoux (Vaucluse) en hiver. Nos Oiseaux 36 : 289-290.
  • CHEYLAN G. (1973). Les déplacements de la Niverolle et son hivernage en France méridionale. Alauda 41 : 213-226.
  • CRAMP S. & PERRINS C.M. (Eds) (1994). Handbook of the birds of the Middle East and North Africa. The Birds of the Western Palearctic. Oxford University Press. Vol. 8.
  • DEBRU H. (1960). La Niverolle Montifringilla nivalis se livre-t-elle à une véritable migration ? L’Oiseau et R.F.O., 30 : 84-85.
  • DUBOIS P.J., LE MARÉCHAL P., OLIOSO G. & YÉSOU P. (2008). Nouvel Inventaire des Oiseaux de France. Delachaux et Niestlé, Paris, 559 pages.
  • DUQUET M. (2023). À propos des déplacements internuptiaux de la Niverolle alpine Montifringilla nivalis. Ornithos 30 (5) : 225-249.
  • GILL F., DONSKER D. & RASMUSSEN P. (Eds) (2023). IOC World Bird List (v13.2). Doi:10.14344/IOC.ML.13.2.
  • GRANGÉ J.L. (2008) Biologie de reproduction de la Niverolle alpine Montifringilla nivalis dans les Pyrénées occidentales françaises. Nos Oiseaux, 55 (2), Part/Suppl. 492 : 67-82. https://www.researchgate.net/publication/357222103_BIOLOGIE_DE_REPRODUCTION_DE_LA_NIVEROLLE_ALPINE_MONTIFRINGILLA_NIVALIS_DANS_LES_PYRENEES_OCCIDENTALES_FRANCAISES
  • HUME R., STILL R., SWASH A. & HARROP H. (2023). Guide expert des Oiseaux d’Europe, manuel d’identification photographique. Biotope Éditions, Mèze, 640 pages. Page 484.
  • LE COMTE L. & TISSIER D. (2025). Les Oiseaux du Rhône et de la Métropole de Lyon. Chante Éditions, Lyon, 3è édition, 289 pages.
  • LE COMTE L. (2025). Après 38 ans sans contact… enfin, une 2è donnée d’Hypolaïs ictérine Hippolais icterina dans le département du Rhône ! L’Effraie n°70, 4-11.
    https://www.academia.edu/145238691/Apr%C3%A8s_38_ans_sans_contact_enfin_une_2%C3%A8_donn%C3%A9e
    dHypola%C3%AFs_ict%C3%A9rine_Hippolais_icterina_dans_le_d%C3%A9partement_du_Rh%C3%B4ne
  • NIFFENEGGER C. A., HILLE S.M., SCHANO C. & KORNER-NIEVERGELT F. (2025). Rising Temperatures Advance Start and End of the Breeding Season of an Alpine Bird. Ecol. Evol. 15 : e70897. https://doi.org/10.1002/¬ece3.70897.
  • OLIOSO G., CUGNASSE J.M., BOUTIN J. (2003). Statut de la Niverolle alpine Montifringilla nivalis en période internuptiale en France. Ornithos 10(1) : 12-23.
  • POUGET L. (2026). Un Fuligule à bec cerclé Aythya collaris à Miribel-Jonage en décembre 2025, seconde mention pour la Métropole de Lyon. L’Effraie n°71.
  • RENAUDIER A. (2003). Niverolle alpine in Atlas des oiseaux nicheurs de Rhône-Alpes. CORA Éditeur. Lyon. 336 pages.
  • STRINELLA E., CATONI C., DE FAVERI A. & ARTESE C. (2011). Biometrics, sexing and moulting of Snow Finch Montifringilla nivalis in Central Italy. Ringing & Migration, 26(1), 1–8.
    https://doi.org/10.1080/00063657.2011.581864
  • VOGELWART C. (2023). Évolutions climatiques défavorables pour la niverolle. Communiqué de presse du 24 mai 2023. 2p. https://www.vogelwarte.ch/wp-content/uploads/2023/09/230524_CdP_niverolles.pdf.
  • VOOUS K.H. (1960). Atlas of European Birds. London. Nelson. 284 pages.

Résumé : du 13 décembre 2025 au 16 janvier 2026, est rapportée la présence d’une Niverolle alpine Montifringilla nivalis, au lieu-dit Les carrières, à Couzon-au-Mont-d’Or. Ce stationnement signe une seconde donnée pour la Métropole de Lyon de cette espèce montagnarde, cela dans un site particulier présenté ici. De fait, si cette espèce est connue pour effectuer des migrations latitudinales ainsi que des déplacements hivernaux vers des sommets situés hors de son aire de nidification, des cas de stationnement à basse altitude, parfois à de grandes distances de tout milieu à caractère montagneux sont également rapportés, notoirement lors de ce début d’hiver 2025/26.


Summary : From December 13, 2025, to January 16, 2026, the presence of a White-winged Snowfinch Montifringilla nivalis, was reported at the locality known as Les Carrières, in Couzon-au-Mont-d’Or. This sighting represents a second record of this mountain species in la Métropole de Lyon, at a particular site described here. Indeed, while this species is known to undertake latitudinal migrations as well as winter movements to summits outside its breeding range, cases of occurrences at low altitudes, sometimes at great distances from any mountainous environment, are also reported, notably during the early part of the winter of 2025/26.


Resumen : entre el 13 de diciembre de 2025 y el 16 de enero de 2026 se documentó la presencia de una Chova piquigualda alpina Montifringilla nivalis en el lugar denominado Les Carrières, en Couzon-au-Mont d’Or. Esta permanencia constituye el segundo registro de esta especie montana en la Métropole de Lyon, en
un enclave particular que se presenta en este trabajo. En efecto, si bien esta especie es conocida por realizar migraciones latitudinales, así como desplazamientos invernales hacia cumbres situadas fuera de su área de nidificación, también se han documentado casos de permanencia a baja altitud, en ocasiones a grandes distancias de cualquier entorno de carácter montañoso, de manera notable durante el inicio del invierno
2025/26.

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Loïc LE COMTE

Article originairement paru in : L’EFFRAIE n° 71

Illustration sans titre

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